Par moment, il nous arrive à tous d’avoir du mal à trouver le sommeil. On se tourne, on se retourne, on cogite, on tente n’importe quelle technique, du verre de lait chaud à la méditation. Mais rien n’y fait, c’est pas notre soir et les heures tournent.
Je suis de ceux qui vivent ça au quotidien. Et croyez moi qu’après un paquet d’années à tout essayer y compris la camomille et le sacrifice à la pleine lune, j’étais prêt à tout tenter.

Et une des choses qui m’a toujours trotté dans la tête, c’est … Que faire de tout ce temps où je n’ai rien d’autre à faire que m’ennuyer, m’énerver, ou doom-scroller jusqu’à ce que j’entende le bruit des oiseaux et que je regrette d’être en vie ?
Et récemment j’ai découvert ce que je pense être le graal des réponses à cette question.
Non non c’est pas dans ma tête je le jure
En naviguant sur les royaumes perdues de l’internet, je suis tombé sur cet article qui présente un bouquin dont je n’avais absolument jamais entendu parlé : Top ten games you can play in your head, by yourself.

Et mon dieu quel rabbit hole.
Parce que analysons déjà la couverture :
- Top dix des jeux (donc il y en a d’autres implicitement)
- Seconde édition (donc il y en a une première logiquement)
- Visuel old school (donc on peut imaginer que la première édition date et s’inspirait des visuels DnD des débuts)
- C’est qui Sam Gorski et D.F. Lovett ?
Rien que là, si vous n’êtes pas au moins intrigué c’est que vous avez un circuit de la récompense flingué et qu’il faut que j’ajoute des lumières flashy à cet article ! (non il n’y en aura pas)
Prenons donc les sujets amenés par la couverture dans le désordre, et voyons où tout cela nous mène !
1 – Seconde édition, visuel old school et top dix
Moi, un de mes dadas, c’est de traquer et collectionner BEAUCOUP de vieux jeux de société, jeux de rôles, LDVELH et en gros tout ce qui se rapporte de près ou de loin à de la culture imaginaire et nerd d’il y a au moins 25 ans et souvent bien plus loin.
Alors quand je vois que ce truc à la même charte graphique qu’un module de DnD premier du nom, assortis de visuels à l’aérographe/crayon qui fleurent bon les années où porter des fringues fluos et un mulet était pas encore une trend Tiktok, j’ai des étoiles dans les yeux !

Donc je creuse un peu l’internet pour voir ce que je peux trouver dessus, et tout de suite je tombe sur plusieurs posts reddit qui en parle, et le moins qu’on puisse dire c’est que je suis pas le seul à avoir l’air hypé !

Mais très peux d’informations sur le contenu lui même…
Jusqu’à ce que je réussisse à trouver un peu plus d’informations via une copie PDF (tout à fait légale et parfaitement en règle selon mon avocat) dans laquelle je découvre cette phrase à la première phrase après le sommaire : « WE DID NOT WRITE THIS BOOK, ALTHOUGHT WE WISH WE DID » (nous n’avons pas écris ce livre, bien que nous aurions aimer que ce soit le cas).

Et la suite du préambule explique comment nos auteurs ont découvert en 2014 plusieurs livres édités dans les années 80/90, intitulés « Games you can play in your head, by yourself « , d’un certain J. Theophrastus Bartholomew dans un vide grenier, totalement au hasard. Et que ces livres les ont fascinés pendant des années avant qu’ils décident de le diffuser à grande échelle dans un format raccourcis, compulsant les 10 jeux préférés de l’ancien éditeur.
Donc sans transition, déjà on défini bien que le livre n’est pas du fait des personnes crédités sur la couverture, mais celle de quelqu’un d’autre.
Mais cela ne s’arrête pas là !
Parce que le préambule fais mentions non pas de un, ni de deux … Mais bien de SIX LIVRES trouvés à ce vide grenier.
Six livres … Sur quatorze.

2 – Un auteur énigmatique
Moi le premier truc qui m’interpelle ici, c’est que l’auteur mentionné dans le préambule, j’en ai mais alors JAMAIS entendu parler même un peu.
Et pourtant avec un blaze comme J. Theophrasus Bartholomew, j’aurais au moins retenu son existence surtout s’il a écrit des œuvres aussi folles que quatorze volumes d’un genre de JDR mental unique !
Et là dessus le livre est plutôt avare en réponse.
Premièrement le préambule appuis fortement sur le fait qu’ils (les nouveaux éditeurs sur la couverture, on les appellera maintenant Sam et DF) n’ont jamais pu entrer en contact qu’avec l’éditeur de la première édition et jamais avec l’auteur lui même. Auteur dont l’éditeur lui même ne semblait pas avoir les informations personnelles, son nom étant visiblement un nom de plume.
Le peu que nous ayons à se mettre sous la dent, c’est cette page à la fin du bouquin, qui pose finalement plus de questions qu’elle n’apporte de réponse.

Qu’a cela ne tienne, j’ai en ma possession la force colossale de mille soleils, la puissance de l’atome et celle d’une matrone italienne en colère réunis, j’ai nommé : Les Internets.

Et ma quête s’est heurté très rapidement à un mur en rocbéton, parce que JTB (on va l’appeler comme ça hein), bah c’est un illustre inconnu 😊
Impossible de le trouver sur Babelio, sur booknode, sur Google Books, ni même sur Wikipedia !
Bref le mec est moins connu que Fabrice Bellard ! (cherchez, je vous jure que c’est quelqu’un d’important)
Et je ne suis pas le seul à avoir cherché ce type, des gens bien plus déterminés que moi s’y sont attelé avec ferveur.
Et encore une fois c’est sur Reddit qu’on trouve les meilleurs infos, avec ce post qui relate les recherches d’un redditor qui n’a rien trouvé non plus, hormis que JTB est relié à un personnage historique sicilien du 13ème siècle et à Théophraste, philosophe de l’école d’Aristote, et classificateur du genre humain dans une forme de proto-sociologie.
Bon, mais ça nous avance à quoi de savoir tout ça ?
Vous avez pas une petite idée déjà ?
3 – Mais au fait, c’est qui Sam Gorski et D.F Lovett ?
Moi personnellement je ne regarde qu’assez peu le Youtube américain, hormis quelques chaînes dédiés au retrogaming, au jdr ou à ce genre de contenu. Donc évidemment que pour moi, Sam Gorski c’était un nom comme un autre au même titre que Christophe Belleperche. (Champion de France de boudin noir)
Mais aux US, Sam Gorski il a une chaîne Youtube, Coriddor Digital et elle marche pas trop mal avec ses … 10 millions d’abonnés.
Qui plus est, il adore les fictions, les histoires bien écrites, et D.F Lovett lui, il est auteur.


Bon vous l’aurez compris, JTB, c’est du pipeau pour donne plus de profondeur à l’histoire de leur livre et en vrai ça marche quand même un peu !

La révélation de l’existence du bouquin est en fait une vidéo de leur chaîne que bon nombre de personnes à pris au début pour une blague avant de péter un câble sur les achats quand ils ont compris que c’en était pas une !
Et figurez-vous qu’ils ne se sont pas arrêtés là !
Il y en a deux autres des bouquins sur le même thème :


Et ils continuent la promo avec une classe qui confine au génie selon moi !
Donc malheureusement pas d’auteur maudit qui aurait inventé la forme de RPG la plus pure qui soit au fond d’une obscure cave du Minnesota, puis qui serais reparti dans son anonymat face à l’échec de sa création !
Mais bon dieu quelle histoire !
4 – Mais attend , il y avait pas un livre derrière l’histoire ?
Avec tout ce mystère on en viendrait à oublier l’essentiel : le livre !
Et là pour le coup je peux le dire sans détour de trois heures, c’est une tuerie.
Pour quiconque aime créer des histoires ou pratiquer le wordlbuilding, c’est une mine que je n’ai toujours pas fini d’explorer !
Parce que le principe est très simple, et prenons le premier jeu pour l’expliquer :
- Un thème (l’Egypte en 1940)
- Un personnage que vous créez avec une liste de proposition ouverte
- Des PNJ annexes avec des backgrounds prédéfinis
- Un but avec une liste de propositions ouvertes
- Quelques rebondissements
- Et roulez jeunesse !
A vous maintenant de structurer l’histoire, les échanges, le décors, les retournements de situations etc.
Et même si ça parait finalement un peu austère dis comme ça, je vous promet que pour peux que vous aillez un poil d’imagination, du temps libre au calme (vraiment au calme, pas dans le salon avec quatre marmots qui jouent à foutre le feu) et la volonté d’essayer, hé bah les personnages, les images, les sons etc viennent finalement tout seuls se mettre sur les rails posés par les prémices de l’histoire.
Personellement j’ai très vite accroché, et mon premier personnage (Gunther, timide scientifique filiforme allemand. Oui, les méchants c’est plus drôle) est vite devenu tangible autant que sa nemesis ou son aide de campsn qui a pris dans ma tête les traits de John Rhys-Davies dans indiana Jones.

Donc vraiment, ma conclusion c’est que si vous êtes intrigués, tentez l’expérience, ça vaux bien ses 20€ sans aucun doute possible !
5 – Et si on jouait vraiment ?
Je ne vous ais pas tout dis encore sur mon expérience avec ce jeu.
Parce que quand j’étais à 1h du matin en train de me balader dans le Caire en évitant les coups bas de Lady Evelyn, je me suis heurté à une réalité : on ne joue pas vraiment dans ce jeu 🤔
Et là a germé une idée qui s’est révélée pour moi une mine d’or infinie, mais dont je parlerais dans un autre billet !

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